À 49 ans, Boris est un sportif aux multiples projets qui aime partager sa passion. À la suite d’un accident, il décide de faire de son handicap une force et de se lancer dans de multiples défis. 

Pratiquant de crossfit, surf, escalade, et de bien d’autres sports, il est également un véritable amoureux de trail running. À côté de son activité professionnelle de gestionnaire de patrimoine, il est d’ailleurs ambassadeur Salomon et I-run et partage sa pratique auprès de sa communauté.

Boris s’est donné pour mission d’inspirer et d’aider un maximum de personnes étant amputées à se remettre au sport en démocratisant l’accès aux lames carbones.

Un accident qui change le destin de sa vie 

En août 2019, alors qu’il rentre du travail à moto, Boris est victime d’un accident et perd l'usage de sa jambe gauche dont il est amputé. Après des mois à l'hôpital et de nombreux soins, il décide d’aller de l’avant et de rester positif.

“J’ai eu la chance d’avoir ma famille, un kiné, des profs de sports et une communauté sportive autour de moi qui m'ont beaucoup aidé. Dans mon malheur, il me reste une jambe donc je ne m’en sors pas si mal” nous explique-t-il.

Quand il entame sa reconstruction, il se heurte à beaucoup de personnes qui lui expliquent qu’il ne pourra pas refaire de sport, que c’est impossible. 

Un état d’esprit positif et combattant 

“La singularité n’a pas d’importance, c’est ce que tu en fais qui compte. Dans mon cas c’est devenu une force”

Boris se met à rechercher autour de lui des solutions pour continuer le sport. Il se rend compte qu’il y a très peu de supports et de matériaux pour permettre aux personnes amputées de faire du sport. Les solutions sont réservées aux athlètes élites qui ont des sponsors et de la visibilité sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, les lames coûtent des milliers d’euros et ne sont pas accessibles au plus grand nombre. Boris se lance donc dans un projet pour permettre à tous les sportifs amateurs amputés de pouvoir courir. 

“Je veux que demain, toutes les personnes amputées puissent avoir la possibilité de courir avec une lame et que ça ne soit pas un sujet”. 

Le goût du trail et de la compétition

Boris Ghirardi au lac d'Annecy - @Loïc Bailliard

Amoureux de trail, Boris a la chance d’être accompagné par 2 partenaires : Salomon et I-run. Ce soutien lui a permis de s’aligner sur de belles courses comme la Maxi-race à Annecy et Sierre Zinal en Suisse, ou encore l’Eco trail de Paris.

“Je trouve ça génial de pouvoir courir avec tout le monde et être présent sur les plus beaux trails de France et d’Europe”. 

Il nous raconte même que les personnes qu’il croise lors de ses courses sont parfois étonnées de le voir à côté d’eux et ont des réactions étonnantes.

“Cela m’arrive de doubler certaines personnes qui sont piquées à leur égo de se faire doubler par quelqu’un avec un “pied de robot”. C’est amusant car ils essaient de me rattraper en se disant que ce n’est pas normal, je préfère en rire”.

Pour découvrir l’histoire de Pied de Robot, je vous invite à visualiser le reportage Rebond sur l’Equipe Explore réalisé par Alexis Berg.

Il lance son association pour porter son message 

Son histoire avec Hopper, une start-up lancée par des étudiants de l’IMT Mines Albi qui conçoit des lames de course en carbone recyclé pour personnes amputées, commence en février 2021. 

Alors qu’il cherche des solutions pour faire de la course à pied avec autre chose que les lames qui étaient proposées sur le marché, il rencontre par hasard un groupe d'étudiants qui travaille sur un projet pour créer une lame accessible avec du carbone recyclé.

Lors d’une journée de test, Boris rencontre Patrick Leick, Chef de Projet footwear chez Salomon, qui a créé le 1er prototype de semelle pour la lame Hopper. Suite à cette journée, Boris et Patrick nouent une relation amicale et décident de collaborer pour développer et améliorer la semelle.

Hopper est né avec pour mission de créer “Une lame accessible et polyvalente afin de permettre à tous de s’y mettre !”

C’est un projet porté par Airbus, qui fournit le carbone recyclé, Salomon qui apporte son expertise sur la semelle de la lame et IMT l’école des Mines d’Albi qui pilote le projet avec ses étudiants.

“Ce projet va au-delà de commercialiser une lame. L'idée est de casser les codes car les lames actuelles ont été développées pour les athlètes élites. Mr et Mme tout le monde ne peuvent pas se payer ces lames qui peuvent coûter jusqu’à 10 000€” nous explique Boris.

Une campagne Ulule a été lancée pour que les lames Hopper puissent être commercialisées. C’est plus de 35 000€ qui ont été récoltés et qui vont permettre aux 1ères lames d’être vendues à un prix accessible de moins de 2000€ à partir du mois de juin 2022.

Boris continue de s’investir avec Hopper et travaille actuellement sur de nouveaux projets autour du partage qui verront le jour dans les prochains mois.